Historique

Du projet à l'action

Les éléments fondateurs du projet de mise en réseau des acteurs culturels (ARS), tel qu'il existe aujourd'hui sous l'appellation fOrum culture, ont été posés en 2010 - au moment du retrait, par le canton de Berne, de son soutien au projet CREA. L'idée novatrice du réseau ARS était d'être pensée par les acteurs culturels eux-mêmes, au cœur de leur action. Pour porter ce projet, le fOrum interjurassien de la culture (FIC) a été choisi pour structurer et mettre en œuvre les forces vives du réseau - et a fait peau neuve sous le nom simplifié de fOrum culture.


Août 2010 : évolution du projet CREA

Le projet de mise en réseau des arts de la scène (ARS) est né lors de l'abandon par le canton de Berne du projet CREA (Centre régional d'expression artistique) en août 2010. Le CREA, tel qu'il avait initialement été pensé, aurait dû voir le jour sur deux sites : Delémont (un théâtre y sera effectivement construit ces prochaines années, l'ouverture étant prévue en 2019) et le second dans le Jura bernois, à Bévilard. Suite à cette décision un nouveau comité, composé de forces vives de la culture régionale, a esquissé différentes pistes pour combler le vide laissé par le renoncement à ce projet dans le microcosme régional des arts de la scène. Dans ce contexte s'est imposée l'idée de mise en réseau, ainsi qu'une question fondamentale: comment créer des synergies entre les acteurs culturels de la région ?

2013-2014 : concrétisation du projet ARS

Après son retrait du projet CREA, l'Office cantonal bernois de la culture a été chargé de penser la mise en réseau des arts de la scène et a mandaté en 2013 Mathieu Menghini, expert reconnu en matière d'action et de pratiques culturelles. Ce dernier a dû penser un projet de mise en réseau artistique et administrative, mais il a également imaginé les liens éventuels de ce réseau avec le Théâtre Palace à Bienne et le futur Théâtre du Jura à Delémont - tant sur un plan artistique, structurel que financier. Les conclusions de l'expert ont mis en avant plusieurs bases de travail, c'est la proposition dite extra-institutionnelle qui a convaincu - soit la structure reposant sur les forces multiples et diverses réunies au sein du FIC. Après une large consultation menée auprès des acteurs culturels de la région, cette variante est définitivement validée pour être mise en œuvre par le FIC. Des réserves et des craintes ont toutefois été émises, notamment par le FIC lui-même, quant à la perspective de se voir jouer un rôle plus institutionnel, tout en conservant un regard critique porté sur la vie culturelle de la région. Afin d'apaiser les inquiétudes, un groupe de travail pluridisciplinaire s'est réuni pour la première fois à Bienne le 20 novembre 2014, son rôle consistant à affiner la variante retenue, à désamorcer les craintes exprimées lors de la consultation et à adresser au directeur de l'instruction publique une proposition concrète pour la réalisation de ce réseau des arts de la scène (ARS). Une fois défini les contours du projet pensé par Mathieu Menghini, et les éléments fondamentaux précisés par le groupe de travail, le projet ARS était prêt à passer devant le Grand Conseil bernois.

24 novembre 2015 : OUI à la mise en réseau des arts de la scène

En octobre, la commission du Grand Conseil propose le renvoi du crédit destiné à la promotion des arts de la scène, qui sera finalement accepté. La mise en œuvre de cette véritable «Transjurane de la culture» a donc été confiée au FIC, qui sera par la suite repensé et rebaptisé fOrum culture. Il est ainsi revenu aux acteurs culturels eux-mêmes de faire vivre ce projet.

7 décembre 2015 : le fOrum culture voit le jour

Le fOrum culture est officiellement né lors d'une assemblée constitutive le 7 décembre 2015 à Moutier. Cette association poursuit, dans les grandes lignes, la mission accomplie jusque-là par le FIC dont elle est 'héritière.

Le fOrum culture nouvelle mouture est composé d'une assemblée générale, d'un comité directeur et de cinq commissions thématiques dévolues à la création, à l'action culturelle et à la communication, ainsi que la logistique et la politique culturelle.